Et voilà, nous avons repris un petit bout de l’Eurovélo6 au retour d’Aalen, avant de la quitter définitivement pour rejoindre Donau Eschingen et la source du Danube, puis la forêt noire direction Freiburg. Les grands-parents des enfants, Danièle alias Mamoune et Bruno alias Papoune, ainsi que leur tonton Sylvain nous ont retrouvé sur la route pour 5 jours. Bruno avait loué un camping-car pour que Danièle puisse venir et le binôme vélos/camping-car a de nouveau bien fonctionné. Sylvain et Bruno se sont relayés au volant pour pouvoir pédaler un peu avec nous. C’était bon de se retrouver, les enfants ont beaucoup joué avec Sylvain et étaient ravis. Jeux de société, trampoline, pédalos sur le Titisee avec bataille de pistolets à eau (moyennement appréciée par Danièle!), soirée resto pour clôturer la journée de pluie, très belles voies cyclables le long du Danube, 1ère nuit à la belle étoile pour les enfants. Irène et Martin, nos amis allemands, nous ont fait la surprise de nous retrouver en forêt noire pour faire la connaissance des parents de Véro et ont chargé tout le monde le lendemain pour Eichstetten alors que Bruno, Danièle et Sylvain reprenaient la route pour Seynod.

Nous avons finalement passé presque 5 jours chez Martin et Irène, où il fait toujours bon vivre. Au programme escalade, slac line, baignade, balade à vélo, dentiste pour Ulysse (son seul problème de santé du voyage) en attendant le retour de Marianne (notre dentiste préférée), quelques petits coups de main dans la maison, et bien d’autres choses encore… On commence à penser sérieusement au retour, désireux de retrouver la maison tout en réalisant tout ce que l’on va quitter, en particulier une vie de nomade en plein air qui nous a beaucoup plu…

Martin nous a emmenés en voiture à Bâle, et nous avons repris nos vélos pour passer un joli petit col dans le Jura Suisse avant de redescendre sur Solothurn par des chemins forestiers et de toutes petites routes. Nous étions attendus chez Heinz, rencontré sur l’Eurovélo6 en Serbie. Nous y avons mangé une raclette… et avons une fois de plus été reçus très chaleureusement.



Le lendemain, direction lac de Bienne, accompagnés par la pluie. Nous avons trouvé un endroit sympa pour passer la nuit avec un abri bienvenu au vu de la météo très humide ce jour-là. A minuit, nous sommes réveillés pas des lampes torches et des voix d’hommes qui nous interpellent : 2 gars de la sécurité du camping d’à côté nous disent qu’on n’a pas le droit de rester là, que le terrain appartient au camping mais rien n’est écrit. Ils nous laissent 2 solutions : partir ou donner nos passeports et payer le camping le lendemain. Nous refusons. Nous avons alors droit à la visite de 2 policiers un peu plus tard dans la nuit. Nous voilà en pyjama devant les 2 vigiles et les 2 flics, obligés de donner nos 4 passeports, les données sont transférées au central pour vérifier que nous ne sommes pas de dangereux malfaiteurs, les enfants sont inquiets de devoir reprendre les vélos en pleine nuit… Le lendemain, on paye les 44 CHF pour pouvoir récupérer nos passeports. Manu avait déjà une affection toute particulière pour les Suisses allemands, alors là ! Mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, 1ère fois qu’on a des soucis de bivouac en 1an, ça va ! On a donc demandé à des particuliers rencontrés sur le chemin pour les bivouacs suivants : le champ d’Ernest au-dessus du lac de Neuchâtel (mais de l’autre coté), le verger de Jean-Marc dont la femme élève des chats norvégiens (maison totalement aménagée pour eux, étonnant…)… Du coup on ne s’est pas arrêté à Neuchâtel car nous avons pris la route qui passait de l’autre côté du lac, nous n’avons donc pas vu les amis et la famille qui habitent par là-bas et également quelqu’un qui le vaut bien (elle comprendra si elle lit ce billet).

Véro s’est réveillée avec un torticolis, tout lien avec le retour étant totalement fortuit ! Nous avons également dormi sous le porche d’un refuge le long de l’autoroute et d’une station d’épuration, moins sympa. La route jusqu’à Morges au bord du lac Léman est très belle. Nous avons monté la tente une dernière fois dans un petit camping à quelques km de Genève. Petit coin de paradis, baignade avec en prime quelques puces de canard. Passage en France et disparition brutale des aménagements cyclables, sans commentaire. Nous n’avons pas réussi à rattraper Ulysse dans le mont Sion ! Dernier stop à Cruseilles chez cousin-cousine, très apprécié par petits et grands.