Nous quittons Kerem en espérant vivement le revoir, en France ou en Turquie. Le départ d’Istanbul se fait en bateau en direction de Bandirma, à 50km/h sur l’eau, avec une impression de décollage comme en avion (impressionnant).
Nous sortons de Bandirma pour nous engager sur des petites routes. Nous nous arrêtons dans une sorte de coop agricole (production de graines d’oignons) pour demander où planter la tente. On nous propose un appart à l’étage de la coop, sommaire mais parfait pour nous (un endroit de plus à la collection). Le lendemain matin, une femme nous apporte des énormes tartines (sorte de pain perdu) pour le petit dej…
En chemin, on se fait inviter à prendre le thé (une constance ici) par un médecin qui est en pause déjeuner dans le cabinet d’assurance de sa femme. Thé, jus d’orange et délicieux chocolats. Nous regardons tous ensemble le film qu’il a fait la veille lors d’un de ses périples en ULM. Il nous laisse son numéro de téléphone au cas où nous aurions un souci en Turquie…
La seconde nuit se passera dans un champ avec un magnifique coucher de soleil après un col sympa.
Les routes sont très belles, cabossées comme il faut, avec peu de circulation, de très grands espaces, du beau temps, de la chaleur juste bien, du vert, du jaune éclatant, un vrai ciel bleu, des chants d’oiseau (beaucoup de coucous, de tourterelles), l’odeur des pins…... Il ne manque qu’un bon crumble de Séverine... (elle comprendra) (en camping avec un réchaud à essence, c’est pas si simple). Les places des petits villages sont pleines de charme également. Il suffit de s’asseoir avec son Döner Kebab et de regarder les vieux siroter du thé. Attention les regards, quelle fierté ces turcs !
Le prochain bivouac se fera dans un tout petit village où presque tout le monde vient nous voir. Zacharie et Ulysse font un match de foot avec les enfants du village, on nous apporte salade, oignons, lait …
Le lendemain, alors que nous remplissons nos gourdes à une source dans un autre village, une personne nous apporte des crêpes au fromage et épinard, un délice… comment Manu va t’il maintenir sa ligne… surtout que les pâtisseries ne sont pas si chères, et caloriques à souhait…. Encore une nuit dans un champ et c’est l’arrivée à Bergama ; on se rend compte qu’on devient de plus en plus sauvage, et qu’on préfère les petits coins sauvages…
Demain ce sera visite de l’acropole et bains turques ensuite (faut quand même pas déco….)
Il fait 35°C, c’est tempête de ciel bleu, l’hospitalité turque n’est pas que légendaire, on reviendra c’est sûr ….