Le passage à Louang Phabang nous a permis de retrouver Michel et Karin, un couple Belge que nous avions déjà croisé à Tad Lo et à Vientiane, et également un jeune couple américain rencontré à Vientiane et Vang Vieng.
Le monde du vélo est tout petit mais surtout, un tandem, un VTT avec une remorque, et un vélo enfant, le tout attaché ensemble n’est pas commun et se repère vite.
Luang Phabang est une ville très jolie, avec des arbres et des jardins partout. On y trouve de nombreux temples ; on a cependant l’impression que la population, en tous les cas dans les campagnes, pratique plus le culte des esprits que le bouddhisme. C’est également un endroit très chic et touristique, avec dans le nord de la ville des guest et hôtels somptueux.
Apres quelques jours passés là-bas, nous avons roulé pendant deux jours avec Michel et Karin en direction d’Oudomxai. Deux jours très sympas où nous avons campé dans la cour d’une école (première fois que nous ressortions la tente depuis notre arrivée en Asie ) et où les enfants ont profité (avec bonheur) de la compagnie d’autres personnes que leurs parents. Michel a longtemps travaillé à l’étranger ; c’était intéressant de discuter avec lui de l’évolution du pays (parti unique, corruption, défaillance de l’éducation, tourisme etc …).
Nous les avons quitté pour reprendre un minibus afin de passer 4 cols plutôt très durs sur une route en très mauvais état pour arriver à Oudomxai, une ville où 25% de la population est chinoise…
Le bus s’arrête dès qu’une personne lui fait signe. Il finit bondé et surchargé avec sur la fin une jeune fille sur les genoux des 2 passagers de devant, sympa …
Les 3 jours de route qui vont nous amener à Pakbeng seront magnifiques. Le profil est très cabossé, les paysages verts, boisés et calmes, les villages traversés très authentiques car quasiment aucun touriste ne s’arrête là. La douche se prend en plein air à l’unique point d’eau du village, les femmes filent le coton après la récolte et le tissent, on a le temps d’observer quelques moments de la vie quotidienne.
La concurrence pour l’hébergement est absente, donc « on prend ce qu’il y a et on ne fait pas les difficiles», en conclusion on dort dans des taudis, surtout le dernier…. où même Monsieur Propre ne veut plus aller car c’est beaucoup trop dangereux pour lui……
Le « Sabaidee » (= bonjour) des hordes d’enfants, prononcé Sabaideeeeeeeeeeeee qui traine en longueur, crié ou souvent hurlé, pendant ou après notre passage, est sympa et drôle les premiers temps, un peu moins dans une bosse où l’on cherche des forces et un peu d’air pour arriver jusqu’au sommet.
Les coqs….. Et dire que c’est l’emblème de la France…. Mais qu’est-ce que c’est con, un coq…. Moi qui croyais qu’ils chantaient uniquement au lever du jour… Non en fait ils chantent tout le temps à n’importe quelle heure du jour mais surtout DE LA NUIT en se répondant mutuellement à travers tout le village et parfois de villages en villages. J’ai souvent rêvé, la nuit, d’un de ces foutus coq au vin jaune (avec du riz, Asie oblige…..), le problème ici… c’est le vin jaune…..
Demain nous embarquons sur un Slow boat pendant une journée qui va nous emmener à la frontière thaïlandaise en empruntant le Mékong.