A dos de vélos

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Le Cambodge

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Friday 25 January 2013

Siem Reap-Stung Treng-Laos Border

Nous avons quitté Siem Riep pour rejoindre le Mékong à 300 km à l’est. Routes hors des circuits touristiques, mais on comprend pourquoi : routes en travaux (payés par les chinois), pas grand-chose à voir sur le chemin hormis des rizières sèches voir noires car les brulis ont débuté, une chaleur accablante (pointes à 44°C), et une poussière très pénible à chaque passage de véhicules, heureusement rares. Bonjour l’état des troupes le soir. Et c’est là où on redécouvre le luxe d’une douche, même des plus sommaires, et surtout quand certains soirs, on en n’a pas !

Ce trajet nous a par contre permis de vivre des moments insolites, en particulier une nuit chez l’habitant où on pose nos matelas sur le plancher aéré. On met les moustiquaires pour la forme… Bien sûr pas d’eau ni d’électricité. On ne saura jamais où étaient les toilettes ! Ulysse s’est éclaté avec les enfants : aucun interdit apparent, le pied.

Il faut s’habituer à vivre sous le regard amusé (parfois moqueur !) des Cambodgiens, à manger des nouilles au petit déjeuner, à carburer aux bananes, à négocier avec les commerçants, souvent chinois…



On est ensuite remonté le long du Mékong jusqu’à la frontière du Laos où les formalités ont été plus simples que prévu, moyennant quelques dollars supplémentaires pour le coup de tampon…(mais bien en dessous de ce qu’on avait pu lire)

Une nuit à l'hôpital...

Et voilà, ça devait arriver, une grosse gamelle en vélo, une bonne déshydratation, un accès palustre…

Meuh non ! Tout le monde va bien. On cherchait où dormir au fin fond de la campagne Cambodgienne. On s’est arrêté devant un centre de soin et l’infirmière nous a proposé de dormir dans la salle d’obstétrique. Comique…Tout ça en Cambodgien, que l’on parle bien sûr couramment. L’occasion de voir l’état de propreté (…) du charriot de soin, des patients qui se baladent en mobylette avec leur perfusion, et surtout la surveillance des patients puisque l’infirmière a dormi dans la même pièce que nous toute la nuit avec le dernier de ses… 17 enfants !!!



Le matin au réveil on refait les sacs devant un petit groupe d’observateurs et l’un d’eux tue un « petit » scorpion qui avait élu domicile pour la nuit sous le sac de la remorque…. Comme quoi l’endroit est accueillant, même les scorpions s’y sentent bien ……

Sunday 13 January 2013

Encore et Angkor

Nous arrivons donc à Siem reap par le bus pour économiser quelques jours de visa et pouvoir profiter un peu plus des environs. Durant le voyage qui aurait dû durer 6h30 (en fait 8h00 pour environ 300 km) on se retrouve abreuvé de clips vidéos (également sur la base de karaoké racontant des histoires romantiques à l’eau plus que de roses), films de combat chinois sous-titrés et musiques enivrantes, le tout insupportable au bout de 30 minutes et d’un intérêt très limité……

Nous arrivons enfin à Siem reap et « remontons » nos vélos pour trouver un hôtel. Nous rencontrons alors une famille de français qui voyage également à vélo avec 4 enfants dont le plus petit à 5 ans et est tracté par son père avec un « Followme tandem»

http://sixtette.blogspot.com/

On discute pas mal autour du repas du soir car ils partent le lendemain pour la Malaisie. Dommage !!

Ils nous permettent cependant de rencontrer Seyha ( le seul Warmshower de Siem Reap) qui va nous guider à vélo autour des temples d’Angkor par des chemins que seul les cambodgiens connaissent.

www.goshencyclingtours.com

Un gars très gentil, très investi dans des activités de formation et d’éducation auprès des enfants et des étudiants.

On profite de ses connaissances, et souvent de ses réductions de tarifs. Bref 3 jours super agréables ; les enfants font des courses de vélos avec lui, on va voir le musée sur les mines, visiter un élevage de différentes espèces de papillons, une école, et bien sûr de nombreux temples dont celui d’Angkor Vat (qui ne sera pas notre préféré). Le 2ème jour, les enfants sont fiers d’avoir plus de 75km au compteur (tout à plat et sans bagages mais à 34°C quand même !).

La veille du départ nous rencontrons Xavier, qui a la mission de monter à Siem Reap une antenne du célèbre cirque de Battambang, et un couple de Belges (Tim et Claire) très sympa qui voyage également à vélo depuis un an avec plus de 16000 km au compteur…..

http://opnaarhongkong.weebly.com

On quitte donc Siem Reap avec quelques-uns de leurs conseils, direction l’est puis le Nord pour la frontière du Laos et les 4000 îles du Mékong.

Saturday 12 January 2013

Arrivée au Cambodge, Phnom Penh

Voilà 5 jours que nous sommes à Phnom Penh. Dire que ça nous change de la Nouvelle Zélande est un euphémisme !

Nous avons remonté les vélos à l’aéroport sous le regard amusé de nombreux voyageurs et personnels de l’aéroport. L’attraction pour le tandem (et nos klaxons, merci Marie-Hélène !) ne va pas se démentir. Les rires fusent à notre passage, les gens s’arrêtent, veulent savoir combien ça coûte… La sortie en vélo de l’aéroport nous a tout de suite mis dans le bain. La circulation est un gigantesque chaos organisé. Vélos, motos, tuk tuks, pousse-pousses, piétons et voitures se mélangent allègrement sur les 3 voies, avec évidemment aussi des 2 roues à contre sens. Mais curieusement, on se sent presque moins en insécurité qu’en Nouvelle-Zélande car ça ne roule pas trop vite et chacun semble faire attention. Emmanuel s’est tout de suite senti comme un poisson dans l’eau, Zacharie aussi mais avec la vigilance en moins… Véro a un peu plus de mal à couper la circulation des dizaines de véhicules sur une 3 voies pour traverser avec son vélo… Il faut couper les voies en regardant les gens dans les yeux mais avec le sourire.

Par exemple pour tourner à gauche il faut commencer par une vingtaine de mètres (voir plus) en contre sens puis on coupe complètement la route en biais pour repasser sur la bonne voie. C’est une gentille anarchie dans la douceur et l’organisation, car tout est prévisible et téléguidé

Phnom Penh nous fait penser à Dakar ou Kathmandou, ces grandes mégapoles pauvres, royaume de la misère et de la débrouillardise. On y retrouve les marchands ambulants, les taxis-motos alias Tuk Tuk qui ont quasiment remplacé les taxis-vélos, une multitude de motos avec 2, 3 ou 4 passagers, certains en amazone, avec parfois des bagages qu’on aurait du mal à faire rentrer dans un coffre de voiture. La pollution pique la gorge et les yeux, beaucoup roulent avec des masques. Le bruit est constant, les klaxons omniprésents. On croise aussi des moines bouddhistes avec leur robe couleur safran et leur ombrelle jaune, et des mendiants amputés, probablement victimes des mines qui persistent encore dans le pays.



Les quartiers semblent aussi s’organiser « autour de thèmes » ; les quartiers des marchands de tissus, de vélos, de coiffeur, de change d’argent, de pièces de voiture et de moteur…..

Ce qui frappe également en arrivant, c’est la gentillesse et le sourire de ces gens, malgré les années de guerre civile et le génocide de Pol Pot. La visite du tristement célèbre S21 où furent torturés et tués plus de 20000 personnes entre 1975 et 1979 est terrible. On ne sait pas bien quoi répondre aux enfants qui posent la question du « pourquoi ».

Plus paisible est la visite du palais royal où repose actuellement la dépouille du roi Sihanouk, décédé en octobre mais qui ne sera incinéré que début février pour permettre aux cambodgiens de lui rendre hommage.

La visite du Vat Phnom est un vrai bonheur. Ce petit temple situé sur la seule petite colline e la ville est très beau et un véritable havre de paix, même si on n’est pas vraiment fan de la musique traditionnelle ! De nombreux cambodgiens viennent y prier et y faire des vœux en déposant de multiples offrandes et billets.



Nous partons demain pour Siem Reap (nous y serons déjà quand le billet sera mis en ligne)pour visiter les temples d’Angkor, avant d’essayer de sortir des sentiers battus pour remonter au nord vers la frontière du Laos.