A dos de vélos

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La nouvelle Zelande


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Saturday 5 January 2013

Nouvelle Zélande suite et fin

Ca y est, nous avons quitté la Nouvelle Zélande…. Nous avons passé les fêtes de Noel chez Catherine, Jaap, et leurs enfants. Nous avons quasiment refait la même route en bus pour Tauranga, en 3 heures versus plusieurs jours en vélo la première fois. On est repassé devant chez Gabin et Kerry sans pouvoir s’arrêter….. C’est pas mal le vélo quand même. Un Noel très chouette avec toujours beaucoup de rires et de discussions. C’est l’été là-bas et il a plus presque tous les jours, du coup toutes les activités prévues par Jaap et Catherine pour nous sont tombées à l’eau (c’est le cas de le dire). Mais cela devait certainement se passer comme cela… Nous avons de nouveau mangé de la viande, et en quantité incroyable, après quinze jours de régime « presque » végétarien ; sorry fraser and Karen…. C’était super de voir Gabriel parler anglais avec Sandrine, il a fait beaucoup de progrès. Zacharie et Ulysse ont appris quelques mots et des petites phrases. C’était drôle de les voir « discuter » avec Jacob. Une séparation toute aussi émouvante que la première fois, les photos en moins Et enfin un désir profond de les revoir… Connaissant Jaap, cela devrait être possible.

Ensuite nous avons passé la journée du 31/12 à Auckland avec les grands-parents paternels de Gabriel qui était ravi. Journée très sympa. Nous n’avons pas pu voir le feu d’artifice tiré à minuit depuis la Skytower parce qu’il fallait prendre le bus pour rentrer au camping (sans le louper…. donc on court pour l’attraper).

Enfin le départ avec l’emballage des vélos, avec une montée de STRESS puisque la Malaysia ne veut pas nous laisser partir de NZ sans un billet pour sortir du Cambodge (Véro ne retrouve plus le mail du consulat lui disant que cela n’était pas nécessaire). Tout cela 1 heure avant le départ avec un PC en accès payant dans l’aéroport, et l’impression du billet à faire dans une agence de voyage dans l’aéroport à minuit passé….. On quitte la NZ en repassant par la douane avec de nouveau des papiers à remplir, un passage au détecteur métallique personnel pour moi, et Zacharie qui nous dit « ça y est on est libre ? »… L’arrivée au Cambodge validera le mail introuvable…. Ils ne nous demandent rien sur la sortie du pays….. LES BOU………

Ce que nous retenons de la Nouvelle Zélande : Des gens merveilleux, toujours prêts à vous rendre service et très accueillants Des paysages magnifiques, une nature très apaisante, mais avec toujours des barrières, un portail fermé par un cadenas, et des chemins ultra balisés…. Une circulation dans l’ile du Nord dangereuse à vélo. A refaire, on prendrait un avion pour le sud aussitôt arrivé à Auckland. On ne regrette cependant pas les rencontres du Nord, car le sud est très peu peuplé, à part par les touristes. Un très bon réseau routier au vu du nombre d’habitants mais avec des côtes impressionnantes « right in the face » et l’absence de routes secondaires.

La séparation avec Gabriel à Kuala Lumpur est très difficile pour Zacharie et … sa mère…

Bye bye NZ, et Sua s’dei Cambodia

Tuesday 18 December 2012

Second woof's experience

Nous allons quitter Karen, Fraser et leurs 4 enfants après 2 semaines passées chez eux, toujours dans le cadre du Woofing.
Belle expérience pour toute la tribu, particulièrement les enfants.
La famille vit dans un très bel endroit sauvage à 40 km d’Ashburton, au sud-ouest de Christchurch, le long d’un ruisseau arrivant tout droit des montagnes environnantes. Leurs 4 enfants de 16, 12, 10 et 5 ans sont tous nés à la maison (la petite dernière en Europe lors d’un périple de 3 ans au gré de différents jobs), c’est Karen qui leur fait l’école le matin, l’éducation incluant le bricolage, la cuisine etc… L’ainé a appris à lire assez tard, quand un projet important pour lui a nécessité qu’il sache parfaitement lire. Les parents considèrent que l’enfant doit être libre d’apprendre ce qu’il veut, lorsqu’il en a besoin et quand il peut comprendre l’utilité de ce qu’il étudie. Ils ne semblent pas plus mal partis que l’ensemble des enfants que l’on peut croiser, et ont de multiples qualités que les autres n’ont plus !! Ils sont parfaitement intégrés socialement, très débrouillards, attentifs à l’autre, capables d’assister à une réunion sur la permaculture pendant 3 heures sans broncher (ça fait rêver…), les parents considérant que cela fait parti de leur éducation.
Côté alimentation, ils sont végétariens (pas d’œufs non plus, mais produits laitiers) pour des raisons « éthiques » et mangent clairement moins que nous en quantité (ce que nous avons pu constater dans toutes les familles où nous sommes passés). Les repas se suivent et se ressemblent : céréales, légumes et légumineuses (bonjour la digestion chez les Piard… et parfois chez la Maire et le Tappo). Par contre peu de légumes du jardin cette année car les derniers mois ont été très chargés avec la « tree’s nursery » : ils ont acheté à un prix dérisoire plusieurs(s) centaines(s) de plants d’arbres, dont 50 variétés différentes de pommiers ! Les précédents woofeurs ont aidé à les mettre en pot ou en terre, Véro a passé des heures à les désherber. Nous avons également participé à « rénover » la future maison d’Ajala (le fils ainé) dans une ancienne remorque de camion. Beaucoup de matériaux de récupération. La maison dans laquelle nous logeons est faite dans d’anciens containers de bateaux. Les WC sont bien sûrs des toilettes sèches à l’extérieur de la maison. L’eau est pompée directement dans la rivière. Pas de récupération des eaux usées comme « partout », la faible densité géographique le permettant encore.
Il y a peu de moyens financiers mais beaucoup d’idées et de débrouillardise.
Fraser travaille à l’extérieur surtout en hiver, plein de boulots différents, de l’animation avec des enfants en France, à différents boulots dans l’industrie cinématographique Néozélandaise (The Lord of the Rings, The Hobbit). C’est un gars étonnant, d’une vitalité incroyable ; il est parti 4 ans en Inde autour de la vingtaine, après avoir fait des études supérieures, pour devenir moine, passionné de spiritualités orientales.
La barrière de la langue a été une fois de plus un handicap pour approfondir tous les sujets abordés et apporter parfois un autre regard. Car derrière le tableau idyllique se trouvent bien sûr des ambivalences. C’est rassurant, on est tous des êtres humains !
Les enfants sont ravis : ils ont fait de la farine avec un moulin monté sur un vélo, et fait du pain tous les jours, ils ont fabriqué de petits objets en métal avec la forge de Maitty, joué aux indiens (Gabriel en garde physiquement un petit souvenir…), aidé à scier, désherber (un peu…), fait du français et des math (euh, pas vraiment…), nagé sous une cascade, regardé des films en anglais (y compris le film « Gandhi » qui dure 3 h !), fait du trampoline (beaucoup), assisté aux premiers pas du petit poulain. Vous nous demandez régulièrement comment vont les enfants et ce qu’ils pensent du voyage. Nous leur avons proposé d’écrire eux même un billet pour donner leur point de vue : proposition qui n’a pas eu beaucoup d’écho… Ils ont dit qu’ils étaient contents quand on s’arrêtait dans des endroits tranquilles et qu’on mangeait bien…
Nous sommes nous aussi heureux de ces 2 semaines de pause dans ce bel endroit avec nos 3 gars bien en forme. Nous rentrons sur Auckland dans 2 jours avant de passer Noel avec Catherine et Jaap puis la fin d’année avec les grands-parents paternels de Gabriel avant le départ pour la Cambodge.
Merry Christmas !

Tuesday 11 December 2012

Apres la traversée vers l'Ouest, cap à l'Est

Départ de Greymouth pour le fameux Arthur Pass qui va nous emmener sur la côte Est et dans la seconde famille où nous allons faire notre seconde expérience de Woofing.
La préparation « du périple » commence par des demandes de renseignement pour savoir où nous pourrons trouver de la nourriture. La météo n’est pas super brillante, mais bon…….
Un contact Warmshower nous indique que nous pourrons trouver le nécessaire uniquement après le col dans le village d’Arthur Pass. Nous partons donc avec une réserve de nourriture de 4 jours, qui donne de l’embonpoint au vélo (qui n’en avait pas forcément besoin).
Nous dormons le premier soir à côté de la salle des fêtes de Rotamanu (cela ne s’invente pas) dans une sorte d’enclos qui va nous protéger du vent…… mais pas de la pluie et du froid.
Le lendemain, les sommets ont blanchis et cela nous réconforte de ne pas encore avoir passé le col.
Nous prenons alors la direction du col, et au pied de celui-ci (après environ 40 km) la décision est prise à l’unissons de le passer sur la même journée.
Que dire de ce col à part qu’il est infranchissable avec un vélo chargé. C’est 8km de pente entre 16 et plus de 20%. Bref la seule solution c’est pousser…..
Zacharie va quand même épater tout le monde en montant presque l’intégralité sur le vélo (il cale sur le dernier raidillon juste avant la fin).
Puis c’est la descente dans des pentes qui nous disent que notre côté n’était pas si dur que cela……
On plante les tentes après plus de 55 km, et nous allons « fêter » l’évènement au resto devant de grosses pizzas et 2 bières (les 2 pour Manu). Premier resto depuis l’arrivée en Nouvelle Zélande ; les enfants sont ravis d’échapper au « traditionnel » riz + beans !
Le lendemain se fera sous le soleil avec le vent dans le dos (et heureusement car plutôt strong le vent), les paysages du plateau font penser au Népal et pour Véro au Chili avec les sommets enneigés.C’est plutôt sympa.
Le soir nous nous posons dans un camping DOC à l’entrée d’une station de ski…Nous aurions aimé nous poser une journée mais l’obligation de ravitaillement ne nous le permet pas. La journée qui va suivre est à oublier totalement au vu de l’état de fatigue des troupes. Cependant, la route et les endroits traversés continuent à être magnifiques et particulièrement le lac où nous passerons la dernière nuit sans neige qui était présente deux jours avant au même endroit (alone into the wild) ainsi que la route (gravled road) qui nous fera passer à côté du lac Coleridge.
Le tandem se paye même le luxe d’effrayer une vache et son veau qui sautent la barrière de l’enclos à la manière des meilleurs chevaux de jumping (impressionnant…). Les vaches et moutons se sauvent souvent en nous voyant. Ils n’ont pas l’habitude de voir des vélos ou on est si effrayants ?! C’est ensuite l’arrivée dans la famille à Staveley après une pose repos, courses (repas frugal le 5ème jour !), douche (nécessaire…) et lavage des vêtements (aussi !) dans un camping.

PS pour François, Pierre et certainement d’autres : vous aimeriez plus de photos de nous et des gens que l’on rencontre. On hésite à « publier » les photos de nos rencontres. On en a d’ailleurs assez peu car on ne pense pas à en faire quand on partage un beau moment, ou on n’ose pas… Quant à nos bouilles de face en plein effort, c’est techniquement difficile : c’est Véro qui a l’appareil et elle est souvent… derrière, donc pour la bouille des autres c’est DUR ! Mais on va essayer de s’améliorer… (hein Véro!!!!.....)

Wednesday 28 November 2012

Traversée vers l'ouest

Tout d’abord un petit changement de présentation au niveau des photos car cela est plus rapide à mettre en place au niveau du blog…Il faut cependant ouvrir le billet pour avoir accès à la galerie de photos. Vous gardez les noms des photos en passant la souris dessus.

Du parc national Abel tasman, nous avons pris la route pour traverser sur la côte ouest ( Marahau-Motueka- Tadmor et Tadmor road- Murchisson - Westport et Carter Beach). Route sauvage au milieu des montagnes. Nous avons toujours trouvé des gens sympas pour nous prêter un bout de champ pour planter la tente, passer un coup de fil à un voisin, ou nous indiquer un petit coin de paradis au bord d’une rivière. De paradis… ou d’enfer comme à Owen Junction où nous avons été littéralement assaillis de Sandfly, minuscules petits moustiques bien connus des Néozélandais. Ils arrivent par nuées, vous piquent l’orteil à l’endroit du petit trou de chaussette, rentrent dans les oreilles, les narines, les yeux. Vous hurlez de rage, ils en profitent pour rentrer dans votre bouche et ne se gênent pas pour se baigner dans votre thé… A devenir dingue ! Un arrêt aussi chez Bob après Murchisson (contact Warmshower) qui vit de façon très singulière. Il s’est acheté un terrain immense à défricher complètement le long de la rivière Buller, mais après l’achat du terrain l’argent fait défaut et il vit donc sous un toit de tôle avec des murs en bâches plastiques. Plus confortable que nous car il a un sol en béton, l’électricité et une gazinière, mais il vit quand même dans « une tente quatre saison » avec une baignoire et des WC à l’extérieur qui méritent le coup d’œil. Le personnage est atypique, mais malgré tout sympathique, il accueille des cyclistes régulièrement. Il a fait un choix de vie qu’il assume et c’est intéressant.

Nous avons croisé un cycliste espagnol qui parlait anglais comme les vaches de son pays (on s’est tout à coup senti complétement bilingue ! Manu s’est même vu prof de lettres en université de langue anglaise) mais super drôle ; le voir mimer son expérience des Sandfly restera un grand moment… On lui donne les coordonnées de Bob, mais il nous répond qu’il ne recherche pas forcement les discussions. Tu m’étonnes !!!!!.....

Puis sur la même journée un cycliste Sud-Africain… étonnant personnage….. Ensuite c’est l’arrivée à Westport en sortant des Buller Gorge après avoir mangé sous notre bâche en forme de tente rudimentaire avec comme piquets principaux Manu et Véro, car il pleuvait terriblement à ce moment là.

Nous irons voir la colonie des phoques à Foulwind Cape (le bien nommé !!), puis c’est cap au sud vers Greymouth (90 km sans essence, nourriture….) alors que sur la carte « certains villages » semblent avoir des commerces.

Le patron du camping de Charleston nous vend un paquet de pain, on mange un midi dans une taverne à Punakaiki pour dormir le soir dans le champ d’un fermier qui nous amène ensuite du bois pour faire un feu et nous sécher un peu de la journée où il a plu sans discontinuer. On rencontre sur cette journée un couple belge puis deux gars allemand, tous à vélo. La route est magnifique mais « un peu humide ».

C’est aujourd’hui l’arrivé à Greymouth(où il était temps d’arriver car nous n’avions plus rien à manger). La ville est différente (en tout cas le centre) et a un certain charme.

Hapiness

Tout d’abord un petit changement de présentation au niveau des photos car cela est plus rapide à mettre en place au niveau du blog…Il faut cependant ouvrir le billet pour avoir accès à la galerie de photos. Vous gardez les noms des photos en passant la souris dessus.

Nous sommes dans le parc National Abel Tasman, au Nord Ouest de l’île du Sud. Nous avons fait une belle journée de marche sur le chemin côtier. Les plages sont paradisiaques, dignes des plages de Polynésie, mais seuls les enfants se sont baignés ; la température extérieure n’est jamais très élevée et le vent omniprésent. Aujourd’hui il pleut (…) mais nous sommes bien au chaud dans la cuisine du camping, toujours très bien équipée ; les enfants font un Monopoly spécial NZ. Le séjour dans les sud se poursuit agréablement ; les routes et les paysages sont beaux, il y a moins de trafic, le climat est doux. Nous avons passé 2 jours fantastiques au sud de Motueka dans un endroit magique où nous sommes arrivés « par hasard » : zone de campement au bord de la mer, quasiment personne (camping pas indiqué sur les cartes), temps splendide, réveil le matin par les oiseaux qui sont rois sur l’île (multiples programmes de protection contre les prédateurs) dont les chants sont tous plus surprenants les uns que les autres, et… pas cher, ce qui est suffisamment rare pour être signalé ! Nous y avons rencontré un homme déconcertant : généreux, cultivé, plein de bon sens, ayant manifestement voyagé, cherchant le contact ; cet homme dont nous ne connaissons même pas le nom et encore moins l’histoire vit dans ce campement une bonne partie de l’année et dort dans sa voiture. Les belles rencontres sont cependant (et malheureusement) beaucoup plus rares dans cette île du Sud qui est beaucoup plus touristique. On a parfois l’impression d’être des extra-terrestres avec nos cheveux blancs, nos 3 enfants et nos vélos, au sein des touristes majoritairement jeunes (beaux !) voyageant en camping-car…Mais on assume, sauf quand nos fistons se bagarrent bruyamment ou quand les devoirs se passent mal (euphémisme) et qu’on se rend compte que nos voisins parlent français !

Sunday 11 November 2012

De Wellington à Nelson

Voilà une petite semaine que nous sommes à Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, à l’extrême sud de l’île du Nord. Et c’est beau !!! Yes ! Petites maisons en bois à flanc de colline, une côte magnifique, une vie culturelle active, des mouvements alternatifs. Nous sommes chez Rowan et Francine, la sœur de Philippe Des Petits Galets (tu as gagné une particule Philippe !), et leurs 3 enfants parfaitement bilingues ; quelle chance !

Visite du musée national Te Papa où l’on prend réellement conscience de la nature sismique et volcanique de l’île, et de l’évolution de la flore et la faune depuis la découverte de l’île. La population est régulièrement formée aux réflexes à avoir en cas de tremblement de terre. On croise les écoliers en uniforme, chaque école ayant son propre uniforme, toutes les écoles ne sont pas mixtes. Les parents sont très impliqués dans la vie associative, en moyenne 1 sur 4, ça fait rêver. Mais c’est indispensable pour obtenir des fonds dans ce petit pays de 4 millions d’habitants.

La population est également très impliquée dans l’entretien et l’aménagement des espaces verts. Un responsable par quartier intéressé par la flore, reçoit les plants indigenes de la commune et organise le désherbage et les plantations.



Nous avons surpris du coût de la vie qui est très élevé et a beaucoup augmenté ces dernières années, mais pas les salaires. L’écart entre les salaires les plus faibles et les plus élevés est considérable et de plus en plus de gens sont en difficulté. Dans les campings, on croise des gens qui y vivent à l’année faute de pouvoir payer un loyer. L’eldorado semble être l’Australie où les salaires sont beaucoup plus élevés.

Après une chouette semaine à Wellington où l’on s’est régalé les yeux et les papilles, nous partons en ferry pour l’île du Sud. C’est marrant de monter dans la cale du bateau avec les vélos à côté des gros camions. La traversée est belle et calme, avec l’excitation de l’inconnu…

Nous sommes arrivés le 09/11 à Picton dans l’île du sud.

Cette île a un peu plus de la superficie de la moitié de la France et ne compte que 750 000 habitants. La circulation y est donc beaucoup moins dense, et les paysages vraiment très sympas. La première route qui va nous emmener jusqu’à notre premier camping (DOC) est géniale (l’endroit aussi d’ailleurs…). Enfin de nouveau le plaisir de rouler… c’est cependant une route secondaire….
Nous prendrons ensuite la direction de Nelson, en passant par Havelock où nous reprendrons la main road 6 avec sa circulation un peu plus dense (mais sans aucune comparaison avec le nord) pour franchir deux cols pas si faciles que cela, mais heureusement pour nous, beaucoup plus faciles dans notre direction. Le dernier se fera sous la pluie ainsi que l’arrivée à Nelson.

Une blague d’un Anglais rencontré à Havelock sur les trucks NZ : « Ici un Big MACK (Mack est une marque de camion US) est mortel, tous les BIG MAC sont d’ailleurs mortels (MC DO et camion) sauf que le truck te tue en une seule fois, l’autre c’est plus long…, mais c’est pareil….

Et c’est vrai, il faut voir à quelle allure ils descendent les cols….. On a donc mis au point une stratégie…. On essaie d’aller beaucoup plus vite qu’eux…. Je plaisante… pour l’instant la méthode trouvée donne de très bon résultats et met tout l’équipage en confiance ….

See you later pour de nouvelles aventures

Saturday 3 November 2012

Après la pluie…

Nous voilà en terre Kiwi depuis bientôt 3 semaines. Nos premières impressions sont très contrastées.

Au risque de décevoir nos amis Néo-Zélandais, nous ne sommes pas pour l’instant charmés par les paysages. Probablement parce que nous n’avons pas encore roulé dans les zones où c’est « absolutely beautiful », et certainement parce que nous avons la chance d’habiter un beau pays qui nous rend un peu difficile !

Le pays a une histoire récente ; les Maoris sont arrivés de Polynésie au 14ème siècle et des 1ers colons européens au 17ème: pas de vieilles pierres ni de villages, les villes sont à l’image des petites villes américaines, sans véritablement de centre. Parfois même il y a un nom sur la carte, mais….. Nothing to see ; déconcertant….

Quant aux routes…pas de petites routes pittoresques, essentiellement des grands axes (« high way » ou « Main road »). Pour aller d’un point à un autre, il n’y a qu’une seule route au mieux deux ; ce qui fait que la circulation est importante et « dangereuse » partout.
Le pays n’est manifestement pas le royaume des cyclistes et l’on comprend maintenant pourquoi tous les gens croisés nous prennent soit pour des héros (dixit !), soit pour des fous. Manu commence même à dire que ce n’est pas un pays pour le vélo… car pour l’instant personne ne prend réellement du plaisir à rouler. Se faire doubler par un Kenworth avec remorque, lourdement chargé et lancé à une vitesse de près de 100km, est pour certain une expérience…. La récurrence de l’évènement pourrait également faciliter la notion d’habitude, mais pour l’instant personne n’a passé ce stade.

MAIS… tout ceci est largement compensé par un accueil absolument extraordinaire, et à priori légendaire (probablement favorisé par notre mode déplacement, comme quoi…).

Un soir alors que nous étions à la recherche d’un camping, 3 VTTistes nous doublent (ce n’est pas difficile…) et veulent nous montrer un chemin plus sympathique pour rouler. Nous leur demandons où se trouve le camping indiqué sur la carte. Gabin, l’un d’eux, nous propose de planter la tente dans son jardin puis finalement de dormir chez lui et de partager le repas avec sa femme Kerry. Soirée très sympa. Le lendemain, il nous accompagnera pour nous montrer le chemin avant d’aller au boulot, et après être allé nous acheter des gilets fluo indispensables pour rouler en Nouvelle-Zélande.
Puis c’est la rencontre avec Jaap, Catherine, et leurs enfants Jacob et Sandrine chez qui nous allons passer 10 jours dans le cadre du Woofing (« World Organization Of Organics Farms »), à savoir échange de travail contre gîte et couvert. Chance inouïe pour nous de pouvoir être accueilli à 5. Catherine a répondu à notre annonce parce qu’elle voulait voir la tête de ces frenchies complètement « crazy » pour visiter la Nouvelle-Zélande à vélo ! Et là, on a passé 10 jours fantastiques, près de Tauranga (sud-est d’Auckland, sur la côte). Très bel endroit dans la nature avec un immense jardin (presque botanique) où tout pousse ou presque (citrons, oranges, mandarines, prunes, pêches, poires, tamarillos, abricots tropicaux, avocats, poivre, thé, yacon, kumara (patates douces) etc…), y compris des fruits et légumes dont on n’avait jamais entendu parler. Mais il est vrai que la latitude correspond à celle du Sud de l’Espagne. Le seul fertilisant utilisé est le jus du compost obtenu grâce aux tiger worms, tout ce qui provient du jardin y retourne. On observe les arbres pour savoir ce dont ils ont besoin et de quoi ils pourraient souffrir. Jaap est d’origine Hollandaise, il a beaucoup voyagé, c’est un passionné, Catherine s’intéresse également à beaucoup de choses et les discussions sont allées bon train malgré notre anglais toujours aussi catastrophique (mais en constante…. euh… amélioration), ce qui génère fatigue et frustrations… Ça n’a pas empêché Manu et Jaap de se raconter de bonnes blagues et on a bien rigolé. Côté boulot, on a essentiellement donné des coups de main pour désherber, et fait du carrelage dans la maison. Bien peu au regard de tout ce que l’on a reçu dans cette maison. Départ difficile du à l’émotion ressentie par tous, particulièrement pour les enfants, que ce soit les français où les petits Néo-Zélandais.

Le lendemain, nous demandons dans une ferme à planter notre tente. Alors que nous commençons à nous installer dans le champ, le jeune fermier revient nous voir et nous propose de dormir chez lui. On est touché par l’accueil simple et spontané de ce jeune couple, même si c’est le vide culturel ; contraste saisissant après avoir passé 10 jours chez Jaap et Catherine ! Les enfants ont un peu du mal à s’y retrouver…

Puis c’est l’arrivée à Rotorua (centre de l’île du Nord), ville thermale (sources d’eau chaude liées à l’activité volcanique) et centre de la culture Maori. Nous sommes accueillis très chaleureusement chez Lynn et Kevin rencontrés 2 semaines plus tôt dans un camping.

Ils sont pour nous d’une aide précieuse pour organiser notre transfert vers Wellington, ainsi que pour les multiples transports en ville pour les visites, particulièrement le musée d’art et d’histoire et la zone thermale de WAI-O-TAPU. La séparation se fait également dans l’émotion.

Voilà, comme prévu, rien ne se passe comme on l’avait imaginé et c’est bien comme ça, mais pas toujours évident pour les enfants (et surtout pour Véro !!!).

On a finalement décidé de quitter l’île du Nord au plus VITE pour rejoindre l’île du Sud plus sauvage et à priori plus agréable pour rouler (tout le monde l’espère un peu, beaucoup, passionnément). Le transport se fera en bus pour nous et en fret pour les montures et remorques de Rotorua, puis par bateau de Wellington, (Manu ne se fera influencer par personne, et ne refera pas le chemin non parcouru à vélo…).

Monday 15 October 2012

You are welcome

Un immense merci à Christophe et Laurence d’avoir pris du temps pour nous emmener à l’aéroport avec tous nos bagages et les vélos.

Nous voilà donc en Nouvelle Zélande. Petit flash back sur un démarrage un peu difficile…. L’avion globalement très long : 22 h de vol avec une escale à Kuala Lampur en Malaisie où nous avons eu le temps de regarder les Népalais en partance pour la saison de trek, un groupe de femmes indiennes avec de magnifiques saris multicolores et quelques touristes en tong et casquette.

En arrivant à Auckland, inspection des semelles de nos chaussures, des pneus des vélos, des sardines des tentes. Toute trace de terre est recherchée pour ne pas risquer de contaminer la biodiversité locale. Ils ne rigolent pas vraiment, et tout cela à une heure du matin heure locale….. Le remontage des vélos et remorques se fait dans l’aéroport où nous passons tout le reste de la nuit à attendre que le jour se lève pour pouvoir partir.

Nous quittons enfin l’aéroport sous le soleil (un peu stressés de rouler à gauche !), direction « l’inconnu ».

On glane quelques informations sur un camping au sud d’Auckland à 45km, et arrivés dans la ville grosse déconvenue : pas de camping. Une personne nous aide à trouver une autre adresse, mais à 15km avec des routes en travaux et de grosses cotes.
On arrive enfin, tous fatigués ( !), mais les enfants trouvent quand même l’énergie pour faire du trampoline. Manu oublie de manger après avoir eu la mauvaise idée de s’allonger avant le repas… Impossible de se sortir du duvet. Les enfants s’endorment sur la table…

Première nuit avec un énorme coup de vent (mini tempête) sur tout le nord de la nouvelle Zélande : un arceau de tente casse sous les rafales de vent. 2 autres seront bien déformés.

Le lendemain, des pluies torrentielles et de gros coups de vents entre deux pseudos éclaircis vont rythmer la journée.

La nuit d’après sera plus calme que la précédente, ceci dit quasi impossible de faire pire, et on découvre que quelqu’un s’est servi dans notre caisse de nourriture que nous avions laissée dans la cuisine.
Le top…. De quoi vous mettre le moral dans les chaussettes dès le départ. Il faut sortir la boite à musique, prendre soin les uns des autres, et expliquer aux enfants que toute expérience est intéressante…

Mais à part ça, que des rencontres sympas : Quelqu’un fait demi-tour et rentre dans un bar prendre bottin et téléphone pour nous trouver le camping Le patron du camping nous emmène faire nos courses en voiture Plusieurs personnes nous donnent leur adresse et numéro de téléphone pour nous héberger si besoin. Notre équipage suscite chez beaucoup la curiosité, l’étonnement et la sympathie.

Après un bon passage à vide, on retrouve le sourire malgré une météo ultra capricieuse. Les connexions internet sont rares, les nouvelles le seront donc certainement !