Nous avons passé une quinzaine de jours en Serbie.

Le pays est assez sympa et joli, les maisons sont dans le style (globalement) européen avec une tendance vers les grosses maisons allemandes ou autrichiennes.

Tout est propre et parfois « un peu léché », on comprend donc un peu plus les commentaires des gens qui font L’Eurovelo 6 sur la Roumanie ; ils quittent le confort mental « de pays riches » (façon de parler car on ne pas dire que la Serbie soit un pays riche) pour arriver dans un « pays pauvre ». Cela peut être déroutant de prime abord si on reste sur ses préjugés et ses peurs souvent infondées.

Cependant les gens ici sont plus accueillants (bien que l’alcool de prune en cours de route ne soit pas une réussite pour pédaler !) et ils ont compris l’intérêt économique que peut être cette voie cyclable. On trouve donc de nombreux endroit pour dormir, boire un verre ou manger.



La nourriture est peu chère et les campings (hormis à Belgrade) ou même les chambres d’hôtel sont abordables. On peut même louer un appartement pour environ 30 euros. On fait beaucoup de camping « sauvage », de plus en plus souvent dans les villages où on a facilement de l’eau.

Passer dans les gorges du Danube, voir les portes de fer (barrages sur le Danube), l’immense visage sculpté dans la roche, et également l’endroit le plus étroit du fleuve a été un vrai plaisir. Les enfants ont été ravis de passer la vingtaine de tunnels, non éclairés ! On s’est fait avoir sur le premier, avant de sortir 2-3 loupiotes, histoire de ne pas avoir l’impression de rouler les yeux fermés.

Les quelques montées sont passées comme une lettre à la poste et ont mis un peu de piment à ces journées. L’itinéraire est de facile à très facile car il est globalement très plat, mais aussi très monotone avec d’immenses champs cultivés.

Nous avons depuis le début le vent en pleine face, mais tout le monde en prend son partie et s’habitue à cette situation, si bien que les rares fois où nous l’avons dans le dos ou si une petite bosse se pointe à l’horizon, tout le monde se réjouit de l’évènement et du changement d’altitude. On n’habite pas en montagne pour rien…..

La traversée de Belgrade a été une épreuve pour Véro, comme d’habitude. Suivre Manu dans les méandres de la circulation est toujours un grand moment. « Mais tu n’as qu’à te couler dans la circulation ! », sauf qu’en étant derrière et ne roulant pas à 50 km/h, on se tape quelques bus, feux rouges etc…. et au carrefour suivant: plus personne ! En fait Véro ne se coule pas dans la circulation elle y coule au sens premier du terme…… GLOU….GLOU…..GLOU……

Nous avons rencontré en Serbie globalement assez peu de monde, nous avons du mal à être vraiment là, bien présents (ceci explique peut-être cela…) mais les quelques moments partagés lors des accueils warmshower ou sur la route auront été très sympas.

Les moments passés chez Ivana et Endre à Novi Sad, chez Vinko à Batina (pour notre seule et unique soirée en Croatie dans un endroit plein de charme, hormis les milliers de moustiques, au point que Vinko met parfois une moustiquaire sur sa tête pour travailler dans son jardin !) ont été l’occasion de passer de bons moments et de parler un peu de leurs pays. Nous sommes cependant un peu frustrés de ne pas avoir eu de « cours » sur les Balkans et sur cette histoire qui nous parait si compliquée.



Nous avons également rencontré à quelques jours d’intervalle 2 familles à vélo, la dernière étant celle de Damien et Dominique au Laos en janvier. Les « flochloandcoavelo » et les « petitssautsdepuces » sont partis fin mars pour l’Eurovélo 6 avec chacun 2 petits bouts (et un 3ème en cours pour Hélène et Sébastien !), bien méritants au vu de la météo. Ce fut à chaque fois un très chouette moment au bord de la route, permettant d’échanger joies et galères. Bonne route à tous. (on trouve leurs blog sur une recherche sans les guillemets)



Les passages dans les multiples parcs naturels ont été un régal pour les yeux de tous… Nous avons vu une multitude d’animaux (des chevreuils, une biche, un faisan, des colverts, des cigognes et hérons, des lièvres mais surtout une quantité incroyable de sangliers avec leurs marcassins, avec même un qui est passé à moins de 15 mètres de nous « un peu affolé » mais rassuré par l’absence de fusil… mais également une quantité effroyable de moustiques avides de sang buriné par le soleil et affuté par les km. Bref nous sommes des serials victimes et eux des vampires insassiables…. Une véritable plaie.

Nous avons également vu des animaux moins amicaux, de très nombreux serpents (normalement des couleuvres) qui ne sont pas forcément rassurants quand on doit trouver un endroit pour le bivouac de la nuit.

La photo de Véro est floue, c’est à cause de la vitesse qu’elle est capable d’atteindre maintenant (encore que là elle était en train de s’arrêter donc de mettre les disques de frein au rouge cerise (on ne bouffe quand même pas deux jeux de plaquettes de freins avant pour rien…. Hein Daniel !!!!!). Elle a donc mis en défaut le dernier reflex NIKON pourtant en mode vitesse et rafale…. C’est dire……

L’étape serbe se sera également déroulée sous une météo pas forcément amicale et plutôt froide Bref on sent qu’on se rapproche de la maison ! On n’a pas eu de soucis pour l’instant avec les crues exceptionnelles du Danube, effectivement impressionnantes depuis l ‘arrivée en Hongrie.